Déminéralisation générale

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Des arbres jaillissent à la place des stationnements, de vastes pelouses invitent au repos, des arbustes aux tons chauds cassent la minéralité préexistante : somme toute peu de diversité dans les ambiances paysagères qui illustrent ce numéro spécial "espaces publics".

Uniforme, le projet urbain à l’heure de la végétalisation ? Plutôt reflet du mot d’ordre de déminéralisation générale. Dans la proportion de "gris" et de "vert", la coupure est nette entre les projets d’hier – encore en réalisation – et ceux d’aujourd’hui – qui ne seront évidemment pas opérationnels d’ici la prochaine canicule.

Derrière les images, deux tendances sont à noter. La première, c’est que les espaces publics, quel que soit leur degré de verdissement, acquièrent un rôle structurant et non plus seulement d’enrobage du bâti. La deuxième, c’est que ces évolutions concernent aussi bien des métropoles que de plus petites entités. A Pornichet comme à Lunel, d’un front de mer à un centre historique, en passant par de nombreux quartiers politique de la ville, des équipes municipales classent la qualité des espaces extérieurs parmi les leviers d’attractivité. A charge pour les concepteurs d’anticiper les conditions climatiques pour proposer des projets viables dans le temps.